Le sur-mesure
Une rencontre avant tout
Le sur-mesure commence toujours par une rencontre. Un temps long, sans cadre rigide. Un moment pour discuter, échanger, comprendre.
Avant de parler de formes ou de matières, il s’agit de cerner une personne. Sa manière de vivre, de travailler, de se déplacer. La place qu’occupe la lunette dans son quotidien : est-elle la première chose posée sur le visage le matin, ou un objet plus ponctuel, presque vestimentaire ?
Ces échanges dessinent déjà les contours du projet. Ils permettent de comprendre ce qui est souhaité, mais aussi ce qui est juste, possible, cohérent.
Observer le visage, comprendre l’équilibre
Lors de ce premier rendez-vous, le regard se fait plus attentif.
Une vingtaine de mesures sont prises sur le visage. Des photos viennent compléter l’observation. Proportions, lignes, asymétries, appuis naturels : rien n’est laissé au hasard.
Ces éléments ne servent pas à figer une forme, mais à nourrir une réflexion.
Ils deviennent la base d’un travail de dessin entièrement réalisé à la main, au crayon, pour une seule personne.
Dessiner pour une histoire unique
À partir de ces échanges et de ces observations, plusieurs modèles exclusifs prennent forme.
Chaque dessin est pensé spécifiquement pour le client. Parfois guidé par ses envies précises. Parfois libre au gré d’une carte blanche.
Lors du deuxième rendez-vous, ces propositions sont présentées sous forme de prototypes. C’est un moment de dialogue, où l’on affine ensemble.
On choisit la forme, la matière, l’esprit général. On parle du dessin des branches, de leur présence, de leur équilibre avec la face de la monture.
Le projet se précise, sans jamais se figer trop tôt.
La fabrication, le temps du geste
Une fois le projet arrêté, la monture entre à l’atelier.
Elle est alors entièrement fabriquée à la main, étape après étape. La matière est découpée, façonnée, ajustée, travaillée avec précision.
Chaque geste est pensé pour durer.
Rien n’est automatisé, rien n’est accéléré. La matière impose son rythme, le dessin guide la main.
C’est dans ce temps silencieux que la monture prend forme. L’idée devient un objet.
Ajuster la matière au visage
Vient ensuite le temps du fitting, à l’atelier.
C’est là que la monture quitte définitivement le papier pour rencontrer pleinement le visage. Le pont est creusé avec précision, pour épouser parfaitement le nez. Les branches sont coudées, ajustées, équilibrées, afin que la monture repose naturellement, sans contrainte.
Ce travail transforme une monture fabriquée à la main en un objet réellement sur-mesure. Un objet qui tient, qui se place, qui disparaît presque une fois porté.
Les finitions, dernière écriture
À ce moment du projet, les finitions sont choisies.
Poli ou mat. Volumes adoucis ou arêtes plus franches. Angles assumés ou lignes arrondies.
Ces choix ne sont jamais décoratifs. Ils viennent donner une personnalité finale à la monture, en cohérence avec celui ou celle qui la portera.
